Monthly Archives

avril 2015

Honeymoon, Visiter à la Maud

Le soleil, au zénith

Polaroid_le_pecheur_JericoacoaraUne semaine que nous sommes mariés et nous ne réalisons pas encore ! Il faut dire que nous ne sommes pas du tout connectés à la réalité en ce moment.
Jericoacoara est la destination parfaite pour notre voyage de noces cela nous ressemble vraiment, je ne pouvais rêver mieux, nous avons énormément de chance. C’est une ville simple et sauvage, y accéder se mérite ! Tout le monde respecte l’environnement et est reconnaissant envers ce paradis.

Nous nous renseignons sur la question immobilière, non pas pour acheter (500m² = R$400000) mais pour élucider le mystère car il y a forcément un couac ! Une ville au bord de mer, un soleil presque omniprésent, une population avec la main sur le coeur, pas de violence, des commerces plus mignons les uns que les autres… Mais où est le loup ?
Lors de l’aller, Roberto nous avait confié que notre hôtel est le plus beau de Jeri mais qu’il appartient à la mafia italienne (d’où le nombre impressionnant de restaurants italiens ici, ils ne mangent presque que des pizzas !) et qu’elle possédait quatre complexes sur la plage. Nous posons alors la question à Daniela…

L’Etat Brésilien est propriétaire de la plage de Jericoacoara, il établit des baux d’une durée de quatre-vingt dix-neuf ans d’utilisation ; les parcelles plus enfoncées dans les dunes s’achètent. Mais des multinationales se sont appropriées tout le front de mer il y a une vingtaine d’années. Cependant, une autre loi entre en jeu. Si par exemple un pêcheur prend possession d’une parcelle et si personne ne la réclame pendant une durée de dix ans alors, il devient le nouveau propriétaire du bail. S’en suit donc dans la région, des conflits entre les pêcheurs et les sbires de multinationales, brûlant les terres afin de les faire fuir.

Daniela a elle-même acheté un terrain à Tatajuba mais s’est déjà fait exproprier deux fois. Elle est obligée d’employer quelqu’un 24/24 pour garder les terres et faire face aux éventuelles menaces ; l’achat lui revient beaucoup plus cher que prévu car elle est obligée de les attaquer en justice.

Honeymoon, Visiter à la Maud

Chabadabada en quad

Roberto vient nous chercher à l’hôtel, il nous emmène chez lui pour prendre un quad et nous présenter Douglas, notre guide de la journée.
Nous allons longer la côte sur trente kilomètres pour partir à la découverte des lagons. Premier arrêt à Pedra Furada où d’immenses rochers se dressent entre la mer et le sable. C’est un décor digne d’un James Bond, les couleurs y sont magnifiques ; on se croirait aussi bien dans le désert que sur une île paradisiaque.

Nous continuons notre route un peu plus dans les terres jusqu’à atteindre le lagoa Azul, comme une oasis en plein milieu des dunes. Le silence est incroyable, il n’y a rien à part de l’eau turquoise et un pêcheur qui vend sous une paillote de l’eau et des cocos.
Direction le lagoa do Paraíso, il porte bien son nom car c’est vraiment le paradis !
Gravés sur une énorme arche de bois, nous découvrons que le paradis s’appelle l’Alchymist Beach Club. Un chemin fait de pierres blanches nous mène jusqu’aux paillotes de cocos, la carte postale devient réelle : rien à perte de vue que des hamacs qui se balancent doucement dans l’eau transparente ! Nous prenons notre temps, piquons quelques têtes dans cette eau transparente avant de reprendre le quad direction Preá. Douglas nous apprend à décompresser et à profiter de chaque instant : « If you want to stay aquí no problemo. Enjoy, have a swim, good caipirinha aquí » nous dit-il avec son accent portugais !

La route devient plus difficile, plus on approche de midi et plus le vent monte. En arrivant à Preá, la force atteint quarante noeuds ; cela devient fatiguant car le sable tourbillonne et nous fouette violemment. Les kite-surffers sont entrain de se préparer, visage blanc de crème et combinaison, ils sont dans les starting blocks ! Nous nous réfugions au Rancho de Peixe (le ranch des pêcheurs), un endroit que nous avait conseillé Roberto. L’endroit est splendide et la carte encore plus ! Que des produits frais, pêchés il y a quelques heures seulement… Mon mari craque pour un homard, étonnant !

Il est temps de reprendre le quad pour rejoindre Jeri, le retour est plus tranquille ; nous emmagasinons tous les paysages, les visages des gens que nous croisons, tout nous enrichi. Mais c’était trop beau pour être vrai jusqu’au bout ! Je sens que le quad devient plus chaud que d’habitude, il commence même à tousser… Serai-je en train de lui faire le coup de la panne ?! Coup de chance, un ami de Douglas passait par-là et nous dépose à l’hôtel.

La nuit tombe très vite ici (17h30), toute la ville s’illumine alors par le jeu de lumière des bougies, des feux de échoppes et des guirlandes qui tapissent la devanture des restaurants. Nous sommes surpris par le charme de tous les magasins : chaque boutique est typique, très soignée parfois même luxueuse. Devant les façades peintes de couleurs vives attendent leur propriétaire ; si jamais il est parti boire un coup une caipirinha, c’est le voisin qui gère la petite affaire.

Honeymoon, Visiter à la Maud

Essenza

Polaroid_duna_por_do_solAvantage du jet-lag, nous sommes réveillés dès quatre heures du matin ;  ce qui s’avère être l’heure idéale pour profiter du lever de soleil depuis notre balcon-piscine.

Les couleurs sont magnifiques, Jericoacoara s’éveille sous nos yeux émerveillés. Nous découvrons qu’ici tout le monde est libre, même les animaux ! Les chevaux, les ânes, les vaches, les chiens, les chats se promènent sans maître ; chacun vaque à ses occupations. Les premiers surffers en profitent pour prendre possession des vagues, le soleil est encore doux.

Tout est calme, nous avons l’impression d’être seuls dans l’hôtel. Après le petit-déjeuner, Daniela nous fait faire le tour de l’hôtel et nous explique un peu le mode de vie de Jeri : il ne faut pas hésiter à s’aventurer dans les rues, partir à la découverte de spectacle de capoeira improvisé sur la plage, manger une brochette à l’échoppe du coin de la rue et boire une caïpirinha chez le voisin d’en face.
On sent l’atmosphère très décontractée presque post-hippie, personne n’est arrogant et même le refus est pris avec le sourire.

Daniela nous confie qu’il y a très peu de vol ici, du fait qu’il n’y ait aucun distributeur d’argent mais l’arrivée des touristes commence un peu à changer la donne et nous apprendrons plus tard que les multinationales y sont pour quelque chose. Daniela semble être la gouvernante de l’Essenza, elle est très accueillante et toujours à notre écoute, elle s’exprime d’ailleurs dans un Français incroyable. Il va falloir que nous nous mettions sérieusement au Portugais !
Les températures sont si élevées (on approche les trente-deux degrés vers onze heures) qu’aucun commerce n’est ouvert avant quinze heures, nous en profitons donc pour prendre le soleil et décompresser.

Roberto nous avait conseillé d’aller admirer le coucher de soleil sur la grande dune juste à côté de notre hôtel. C’est LE rendez-vous du soir ! Le ballet est d’ailleurs assez marrant à voir : dès que le ciel devient rose, les gens se dirigent inconsciemment vers cette dune comme si le soleil appelait ses fidèles.
Une fois au sommet, la vue est à couper le souffle. On surplombe la mer et il ne reste plus qu’à attendre que Maître Soleil se donne en spectacle.

C’est à ce moment que Jericoacoara livre son secret : vivre ces petits rien qui font presque tout.

Honeymoon, Visiter à la Maud

Go Jericoacoara !

Polaroid_Paracuru_BrazilDépart de l’hôtel à 8h30, notre chauffeur Roberto vient nous chercher avec son 4×4 direction Jericoacoara ! Il est très sympathique ; la communication est un mélange d’anglais, de portugais, d’italien et d’espagnol mais malgré cela, on se comprend !

Nous quittons Fortaleza sous un soleil de plomb et aussitôt le béton fini, nous sommes directement plongés dans l’atmosphère des petits villages brésiliens : sol de sable rouge orangé, petites baraques de fortune en guise de maison, les habitants ont tous l’air heureux malgré la précarité dans laquelle ils sont… Roberto a d’ailleurs un rire presque incessant et très communicatif ! Avant de parcourir les kilomètres de plage, il nous explique le trajet que nous allons faire pour arriver à destination : sept heures de off-road.
Jericoacoara est une réserve naturelle qui est conservée à l’abris des regards par de grandes dunes ; aucune route, l’accès se fait uniquement par 4×4 ou par hélicoptère (300 kilomètres de Fortaleza).

La première dune franchie n’est en fait qu’un entraînement pour la suite. Roberto est un sacré pilote ! Nous lui posons beaucoup de questions sur sa vie car plus le temps passe et plus cela nous semble irréel : sa vie est hors du temps. Il fait trois-quatre trajets par mois pour vivre et gère une société sur place pour les transferts et les balades en quad autour de Jeri. Il nous confie avoir vécu à São Paulo mais s’en est très vite échappé car les règlements de compte autour de la drogue sont quotidiens, tout est corruption et la vie y est très dangereuse.
Nous roulons à plus de 130 km/h sur la plage, les paysages paradisiaques défilent sous nos yeux, nous n’en perdons pas une miette. Premier arrêt à Paracuru : nous dégustons une « agua de coco » face à la mer et admirons le spectacle ; cette côte est le paradis des kite-surffers.

Le ciel commence à devenir rose orangé, Roberto veut à tout prix que nous arrivions avant le coucher du soleil, c’est un des plus beaux du monde. Subitement se dressent face à nous des montagnes de sable plus blanches les unes que les autres : on se croirait sur la Lune. Le vent balaye le sable et laisse apparaître les premières formes de Jericoacoara : un village face à la mer traversé par trois rues principales.

L’entrée de notre hôtel se situe dans une petite rue perpendiculaire ; l’ambiance est minimaliste, tout est fait pour respecter la nature et se fondre dans l’ambiance sauvage. Notre chambre est au premier étage et illustre parfaitement les paroles de la chanson d’Henri Salvador : c’est une chambre avec vue.

« C’est un ailleurs,
c’est une chambre avec vue
c’est un ailleurs,
un lien où j’ai vécu
quelques bonheurs,
passés inaperçus »

Honeymoon, Visiter à la Maud

Bem-vindo ao Brasil

Polaroid_Fortaleza_Brazil

Après notre escale portugaise, nous voilà enfin arrivés au Brésil !
Une fois nos passeports tamponnés par l’immigration et nos bagages récupérés, nous grimpons dans un taxi direction l’hôtel Gran Marquise dans le centre de Fortaleza. Nous découvrons un indice sur la conduite Brésilienne : un des plus gros guichets de l’aéroport est celui des accidentés de la route. Le trajet nous plonge tout de suite dans l’ambiance : trafic dense, aucun code de la route ni limitation de vitesse !

On sent tout de même une atmosphère pesante, nous sommes un peu sur nos gardes à chaque feu. Le bruit extérieur est couvert par celui des voitures de campagne des sénateurs : une sorte de propagande masquée par les rythmes de la samba.
Une fois dans le centre ville, la pénombre et le dédale des rues laissent apercevoir des maisons barricadées et surveillées par des gardes en gilet par-balles.

Notre hôtel est sur le bord de mer et nous sommes surpris par le ballet presque incessant des jaugeurs sur la promenade.
Un air des années 1970 souffle sur la réception de l’hôtel, on se croirait presque dans « OSS 117 » ! Les gens sont très gentils et accueillants, notre chambre est au treizième étage. Avant d’aller dîner, nous allons nous détendre le toit de l’hôtel : une piscine et un bar nous attendent avec une vue à couper le souffle.
Première caïpirinha en tant que mari et femme !

Honeymoon, Visiter à la Maud

Bye-Bye France

Départ d’Orly à onze heures direction le Portugal ! Nous embarquons à bord de la compagnie TAP (le Air France Portugais qui prend toute signification un peu plus tard…).

13 heures (heure locale) : arrivée à Lisbonne sous des trombes d’eau et un début d’orage (décidément, il nous suit). Aéroport magnifique, la correspondance du vol est à l’heure tout est parfait ; nous partons donc déjeuner.
13h30: catastrophe ! Le vol pour Fortaleza est annulé ! La compagnie ne sait pas pourquoi et nous n’avons pas de vol avant demain. Mon mari est paniqué, après des heures d’attente nous arrivons à négocier la modification du billet retour et notre place sur le vol du lendemain car beaucoup de monde attend.
Nous sympathisons avec différentes personnes, le nouveau leitmotiv de la compagnie commence à s’entendre: « TAP also means Take Another Plane » !

La compagnie nous dirige vers un hôtel pour la nuit, direction Fátima une ville à une heure et demie au nord de Lisbonne. Nous découvrons les premiers paysages, des villes assez pauvres mais c’est très dépaysant. Nous sommes logés à l’hôtel Pax, l’atmosphère religieuse se ressent aussi bien dans la ville que dans la chambre. Nous découvrons que cette ville est devenue un haut lieu de pèlerinage ; Fátima devint célèbre grâce au sanctuaire de Notre-Dame de Fátima, construit pour commémorer l’apparition de 1917, quand trois jeunes paysans dirent avoir vu la « Vierge au Rosaire », Notre-Dame de Fátima.
Mais le 13 Mai 1981, sur la place Saint-Pierre au Vatican, exactement soixante-quatre ans après la première apparition de la Vierge Marie aux trois enfants, le tireur Mehmet Ali Agca tira sur Jean-Paul II. Le Pape fut atteint de quatre balles mais convaincu dès le début que c’était Notre-Dame de Fátima qui lui avait sauvé la vie.

Nous profitons de notre « temps-libre » pour explorer l’hôtel mais la fatigue se ressent un peu et il faut être en forme pour demain.

Honeymoon, Visiter à la Maud

Honeymoon

Aujourd’hui, j’avais la tête dans les nuages gris de Californie (le soleil nous fait quelques infidélités en ce moment) et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai laissé mon esprit s’évader, s’envoler vers le Brésil ; là où nous étions il y a quelques mois pour notre lune de miel.

Mon plaisir était tellement grand en relisant notre Honeymoon’s Diary que j’ai eu envie de vous faire partager notre voyage comme si vous y étiez.

Chaque jour, je publierai un article qui vous emmènera, je l’espère, dans notre petit coin de paradis. Vous découvrirez les multiples facettes de celle qui figure dans le top 10 des plus belles plages du monde par le Washington Post.

Préparez donc vos valises, vous décollez demain pour Jericoacoara…

Vivre à la Maud

La minute blonde

Avec 320 jours d’ensoleillement par an, il serait dommage de ne pas nouer la « sun belt » à ma taille et tirer profit (des bons côtés) du soleil.
Je savais qu’en venant vivre en Californie, j’allais retrouver ma vraie couleur de cheveux: blond. Mais attention, je vous vois déjà venir… Il n’est pas question d’adopter le total look Orange County avec un balayage fraîchement entretenu. Je vous parle d’un blond naturel, un vrai de vrai, ni jaune, ni blanc!

Les produits Klorane font partie de ma routine capillaire depuis quelques années. J’alterne le shampoing au lait d’avoine, très doux avec celui à la camomille pour stimuler mon blond en douceur. Après chaque shampoing, j’applique sur mes pointes la crème de jour au beurre de mangue et laisse pénétrer quelques minutes avant de les sécher.
Pour plus de nutrition, j’essaie de faire deux soins intenses par mois:
La veille d’un shampoing, j’enduis mes longueurs avec l’huile de mangue puis les tresse. Les principes actifs de la mangue ont le temps d’agir toute la nuit pour une douceur et un éclat garantis le lendemain après le shampoing!

J’ai lu beaucoup d’articles sur internet afin de booster un peu le processus… Que l’on soit d’accord sur une chose, dites ADIEU à l’eau oxygénée ou aux sprays « effet soleil ». Vous engagerez le processus inverse de la blondeur: vos cheveux arboreront des reflets roux pas très glamour et cerise sur le gâteau, ils seront blonds comme les blés, enfin surtout comme la paille. Rien de tel qu’une huile essentielle de citron diluée dans un peu d’eau que vous vaporisez sur toute la chevelure avant de vous exposer au soleil. Vous pouvez utiliser un jus de citron fraîchement pressé à condition de bien le filtrer avant de l’appliquer.
La deuxième solution n’est autre que d’aller vous baigner dans la mer! Le sel sera votre meilleur ami (enfin juste le temps de bronzer sur la plage, après il n’est plus si drôle que ça) ; n’oubliez pas de bien vous rincer les cheveux ensuite et de bien les hydrater.

Boucle d’Or n’a qu’à bien se tenir!