Honeymoon, Visiter à la Maud

Go Jericoacoara !

Polaroid_Paracuru_BrazilDépart de l’hôtel à 8h30, notre chauffeur Roberto vient nous chercher avec son 4×4 direction Jericoacoara ! Il est très sympathique ; la communication est un mélange d’anglais, de portugais, d’italien et d’espagnol mais malgré cela, on se comprend !

Nous quittons Fortaleza sous un soleil de plomb et aussitôt le béton fini, nous sommes directement plongés dans l’atmosphère des petits villages brésiliens : sol de sable rouge orangé, petites baraques de fortune en guise de maison, les habitants ont tous l’air heureux malgré la précarité dans laquelle ils sont… Roberto a d’ailleurs un rire presque incessant et très communicatif ! Avant de parcourir les kilomètres de plage, il nous explique le trajet que nous allons faire pour arriver à destination : sept heures de off-road.
Jericoacoara est une réserve naturelle qui est conservée à l’abris des regards par de grandes dunes ; aucune route, l’accès se fait uniquement par 4×4 ou par hélicoptère (300 kilomètres de Fortaleza).

La première dune franchie n’est en fait qu’un entraînement pour la suite. Roberto est un sacré pilote ! Nous lui posons beaucoup de questions sur sa vie car plus le temps passe et plus cela nous semble irréel : sa vie est hors du temps. Il fait trois-quatre trajets par mois pour vivre et gère une société sur place pour les transferts et les balades en quad autour de Jeri. Il nous confie avoir vécu à São Paulo mais s’en est très vite échappé car les règlements de compte autour de la drogue sont quotidiens, tout est corruption et la vie y est très dangereuse.
Nous roulons à plus de 130 km/h sur la plage, les paysages paradisiaques défilent sous nos yeux, nous n’en perdons pas une miette. Premier arrêt à Paracuru : nous dégustons une « agua de coco » face à la mer et admirons le spectacle ; cette côte est le paradis des kite-surffers.

Le ciel commence à devenir rose orangé, Roberto veut à tout prix que nous arrivions avant le coucher du soleil, c’est un des plus beaux du monde. Subitement se dressent face à nous des montagnes de sable plus blanches les unes que les autres : on se croirait sur la Lune. Le vent balaye le sable et laisse apparaître les premières formes de Jericoacoara : un village face à la mer traversé par trois rues principales.

L’entrée de notre hôtel se situe dans une petite rue perpendiculaire ; l’ambiance est minimaliste, tout est fait pour respecter la nature et se fondre dans l’ambiance sauvage. Notre chambre est au premier étage et illustre parfaitement les paroles de la chanson d’Henri Salvador : c’est une chambre avec vue.

« C’est un ailleurs,
c’est une chambre avec vue
c’est un ailleurs,
un lien où j’ai vécu
quelques bonheurs,
passés inaperçus »

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