Visiter à la Maud

La vieille Mission

Le temps n’est pas au beau fixe aujourd’hui (18 petits degrés, brrrr j’ai froid), le ciel est bas et les nuages très lourds. On sent qu’ils sont chargés de pluie, une petite brise plus forte qu’une autre et paf, ils craquent.

Près de chez nous se dressent les ruines de la mission de San Juan Capistrano, une des premières de Californie (il y en a eu 21 en tout). Elle fut créée au XVIII siècle par le Père Junìpero Serra pour évangéliser les Amérindiens de la côte Ouest mais aussi pour leur transmettre l’envie de cultiver ces terres et des les préserver de quelconques menaces extérieures.

Certes l’endroit est magnifique mais il est surtout apaisant. Je ne sais pas si c’est à cause de l’histoire de ce lieu ou de toutes ces fleurs qui se dressent fièrement dans le jardin, mais une odeur nous embaume l’esprit. Nous marchons silencieusement à travers les allées qui entourent le jardin, découvrant le patrimoine et le génie des architectes de l’époque. Se dire que ces pierres furent posées il y a des centaines d’années et qu’elles sont « presque » intactes est édifiant.
Ce lieu nous inspire un bien-être fou, comme si nous venions de trouver l’endroit parfait pour méditer, se relaxer et faire le point de temps en temps.

Après avoir parcouru toutes les allées et découvert les étapes historiques de cet endroit, nous sommes tombés nez à nez avec le seul mur restant de l’ancienne chapelle de la Mission. Dressé fièrement, il a gardé toute sa prestance malgré le temps et les destructions qu’il a subi.

Chaque pierre est encore imprégnée de (presque) tous ses détails, ce qui nous laisse imaginer la grandeur de cette église en 1775. C’est ce qui manque ici car il y a des lieux de culte dans chaque ville mais ils n’ont pas cette ampleur chère à nos églises Françaises. Ils ont la grandeur des espaces et nous, l’Histoire, le patrimoine.

Après l’avoir admiré sous toutes ses coutures, nous nous re-dirigeons vers le chemin de la sortie. Les nuages se foncent de plus en plus, à peine avons nous le temps d’aller voir la statue du Père Junìpero Serra que le ciel craque, il n’en peux plus : il pleut. Mais ici, quand il pleut il ne pleut pas averse, nooooon. C’est un torrent qui se déverse sur la ville!

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