Vivre à la Maud

Lorem Ipsum

Ecrire pour ne rien dire, je déteste cela. C’est sans doute l’explication la plus probable à l’absence de mes billets hebdomadaires pendant le mois de Mai !

« Lorem Ipsum » pour vous confier que tout va bien ici. Nous nous laissons nous prendre au piège du travail et laissons nos projets créatifs vaquer à leurs occupations, les laisser rêver eux-aussi à l’American Dream. Vous dire que nous sommes déjà les doigts de pieds en éventail à Miami vous ferait trop plaisir ; alors nous sommes sagement assis derrière nos bureaux, les yeux rivés sur l’écran, en train d’élaborer différents types de stratagèmes pour (enfin) percer dans le milieu (non-non, nous ne commençons pas une carrière d’acteurs!).

Blague à part, le « Lorem Ipsum » a beau être la signification d’un faux texte, il est aussi et surtout issu d’un ouvrage de Cicéron : DE FINIBUS BONORUM ET MALORUM (vous sentez vos années Latin qui reviennent ?!)

Citation

Dans un rôle beaucoup plus secondaire, le « Lorem Ipsum » n’a aucune fonction sémantique mais sert purement à remplir les pages lors d’une mise en forme d’un ouvrage – pour voir à quoi cela va ressembler. C’est un peu ce que nous avons fait ces quatre premiers mois, nous avons défini la mise en page de ce chapitre, délimité les paragraphes et mis les grandes majuscules. Rien n’est encore écrit mais notre « Lorem Ipsum » est prêt à être effacé pour laisser place à nos vrais mots, notre vraie histoire. C’est dingue comme on pourrait penser que cette étape est quelconque mais quand on regarde de loin cette page que l’on croyait blanche, on se rend compte qu’elle est en réalité, déjà noircie de beaucoup traits de crayon. Que l’on se le dise, le « Lorem Ipsum » est ce que les fondations sont à la maison.

Citer Cicéron n’amène guère à la conclusion (la thèse – antithèse – synthèse plane au-dessus de ma tête, en bonne littéraire que je suis), c’est pourquoi je vous laisse juger par vous-même la qualité de notre « Lorem Ipsum ». Mais il est toujours bon d’avoir quelques pistes…

…La règle que suit en cela un homme sage, c’est de renoncer à de légères voluptés pour en avoir de plus grandes, et de savoir supporter des douleurs légères pour en éviter de plus fâcheuses (pas besoin de le citer, vous l’aurez deviné! C’est ce bon vieux Cicéron!).

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Hilux

Polaroid_hiluxIl est midi, l’heure de faire nos adieux à ce petit paradis. Notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel pour nous déposer directement à l’aéroport, nous ferons le trajet par la route cette fois-ci (quatre heures). Nous rejoignons Preá par la plage, l’ambiance est silencieuse dans la voiture, nous profitons une dernière fois de ce paysage.
A peine sommes nous déjà sur la route que notre chauffeur accélère franchement : 110, 120, 130 jusqu’à parfois même 150 km/heure sur des routes limitées à 80 km/heure par l’Etat. Il freinera juste, enfin pilera juste avant les dos d’ânes et les radars fixes, quand même.
La circulation est dense voire même folle, les motards sont comme des abeilles autour du miel ça n’arrête pas de grouiller autour de la voiture ; on ne sait presque jamais de quel côté ils arrivent, sans casque la plupart du temps. Cela a d’ailleurs coûté la vie à ce Brésilien que nous avons croisé sur la route…

Arrivés à Fortaleza, nous sommes tout de suite replongés dans l’ambiance des campagnes/propagandes politiques : les élections pour le nouveau président ont lieu demain, deux femmes se disputent la place.
Les moyens mobilisés sont énormes, on se rend compte que les enjeux financiers le sont d’autant plus. La population se mobilise, parfois à en faire trop : chaque siège de parti a élu domicile au bord des voies rapides, musique à fond et drapeau hissé, ils tentent d’arrêter les automobilistes.

Seize heures, nous avons atteint notre destination sains et saufs !
Le voyage de noces touche à sa fin, il était parfait, peut-être même trop beau pour être vrai !
A nous maintenant la vie de mari et femme, à nous de construire notre famille pour que l’on puisse à notre tour, leur faire découvrir ce genre de paradis. Le temps passe tellement vite qu’il faut que nous profitions de chaque instant ; voilà déjà deux semaines que nous sommes mariés !

En quittant l’hôtel, Daniela nous a confié ce proverbe :
« Et le soleil s’en alla, nourrissant les beaux souvenirs de la vie … Laissant en nous le goût de l’adieu pour simplement renaître ailleurs ».

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Carpe Diem

Polaroid_ombres_couplesC’est notre dernier jour de vacances et il y a comme un air de nostalgie qui souffle déjà. Le ciel aussi a l’air triste, les nuages sont bas et très denses mais son chagrin ne dure qu’un temps, un coup de vent et puis s’en va. Je soupçonne Horace d’avoir connu Jericoacoara pour écrire son ode : « cueille le jour présent sans te soucier du lendemain » disait-il.

A peine ses mots résonnaient dans nos têtes que nous étions déjà en train d’admirer le soleil sortir doucement des vagues de l’océan. Nous partons nous balader pour nous imprégner encore et encore de cette ambiance si folle et paisible à la fois. C’est sans doute ce que l’on appelle l’exotisme mais mon Dieu que ça fait du bien !
C’est marrant comme notre comportement peut s’adapter en fonction des différentes situations, je ne sais pas si c’est l’euphorie du mariage qui planait encore au-dessus de nos têtes mais plus rien n’importait que le moment présent. Nous sommes arrivés à nous déconnecter totalement du monde dans lequel nous vivions ; plus aucune attache, plus aucun soucis. Nous avons réussi à ré-entrer dans cette bulle qui n’a que deux places, pour se préserver et endurcir notre noyau. Une forme d’égoïsme pas si désagréable que cela finalement.

Si il y a bien une chose à retenir en plus des souvenirs de ce voyage, c’est l’apprentissage du lâcher-prise. Certains vous diront avec modération, certes mais se recentrer sur les choses essentielles parait être un peu simpliste voire même parole de bobo mais c’est en réalité primordial.
Cette sensation n’a rien de nouveau, chacun l’a déjà ressenti au moins une fois ; le mariage et le dépaysement doivent l’amplifier. C’est l’effet kiss-cool du mariage qui se déclenche et pourvu qu’il nous réserve encore beaucoup de surprises !

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L’art du Farniente

Polaroid_vue_chambre_essenza_hotelS’étant bien imprégné du mode de vie local, ce matin chacun vaque à ses occupations et fait ce qu’il lui plait.
Charles-Henri part affronter le vent et les vagues en kite-surf tandis que je m’installe face à la mer pour trouver l’inspiration pour écrire un peu. Ce que nous vivons ici est tellement incroyable que nous ne voulons pas en perdre une miette ; j’ai peur que l’album photo que nous feuilletterons dans quelques années perdent ses souvenirs…

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Indice UV 15

Polaroid_les_pieds_dans_leauNous profitons de la douceur des températures matinales pour aller se balader dans la ville et découvrir la plage de la côte est.
C’est encore plus sauvage et reclus que celle qui se dresse tous les jours devant nous ; seulement quelques habitués viennent s’y baigner. Mais le soleil reprend vite ses droits et il commence à faire très chaud, le vent ne souffle pas beaucoup aujourd’hui. Nous en profitons pour lézarder au soleil…

J’ai rendez-vous avec Anna sur la plage de l’hôtel à dix-sept heures ; notre dernier cours de pilates sera face à la mer. L’endroit parfait pour recharger ses batteries et être en totale adéquation avec son corps.
18h30 : coupure générale d’électricité dans toute la ville ! Notre hôtel est le seul avec son voisin le « Blue » à palier rapidement la panne avec un groupe électrogène. Le téléphone de la chambre sonne, c’est Daniela. Elle nous explique la situation et nous demande de sortir par la plage si nous voulons aller dîner en ville car l’entrée est gardée par les agents de sécurité et il y a beaucoup de monde près de la réception.
Ni une, ni deux, nous enfilons nos tongs et nous nous échappons de l’hôtel. L’ambiance est magique, tout est plongé dans le noir ; les lueurs proviennent de la lune et des bougies disposées un peu partout sur le sable.

Nous allons nous chercher une caipirinha à la petite échoppe de Luis, elles y sont délicieuses et vraiment pas chères (R$5) ; nous profitons d’être attirés par la bonne odeur du charbon de bois pour prendre une brochette en face. C’est une petite grand-mère, le visage marqué par la vie, qui est là chaque soir pour vendre ses brochettes. Le sourire toujours vissé, elle anime la rue et régale les passants.

Jericoacoara est toujours plongée dans le noir, on arpente la rue principale à la recherche d’un petit restaurant. Nous tombons sur un local qui nous propose sa pêche du jour, parfait pour terminer cette journée en beauté !
Le courant finira par revenir mais la magie elle, restera.

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Move your body

Polaroid_nord_JericoacoaraLe sport occupe une place très importante dans la vie brésilienne, le culte du corps est presque leur deuxième religion. D’ailleurs, dès notre arrivée à Fortaleza nous avons été marqué par toutes ces publicités affichées sur de gigantesques panneaux pour faire la promotion des chirurgiens esthétiques.
Question dépaysement, c’est total ! Pour nous occidentaux, la retouche esthétique est un sujet assez tabou dont on ne fait pas trop la promotion alors que dans ce pays, lèvres siliconées et fesses rebondies sont le B.A-BA brésilien. Ici, les standards de la beauté sont inversés : les hommes sont tous la copie conforme de Ken ; en revanche, en ce qui concerne les femmes, plus elles seront pulpeuses et rondes, plus elles seront la Barbie de leur Ken !

C’est donc tout naturellement que nous consacrons notre matinée aux sports : kite-surf pour mon mari et pilates pour moi. L’hôtel a appelé Anna, une professeur qui vient me donner des cours sur place. Encore une Française qui est tombée amoureuse du charme de Jeri et qui a décidé de ne jamais repartir !

Nous nous retrouvons autour de la piscine, une caipirinha à la main (encore une) pour profiter du soleil et c’est là que nous faisons la rencontre de nos seuls voisins d’hôtel ! Un couple de Brésiliens qui est venu passer quelques jours à Jeri pour évacuer la pression du travail et se ressourcer. Ils nous confient que ce petit paradis peut être assimilé au Saint-Tropez national, sans le côté bling-bling évidemment. Jeri est une destination à la mode, dire qu’il y a à peine vingt ans, le village n’avait même pas l’électricité…

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Tatajuba

Polaroid_Tatajuba_mangroveDix heures pétantes, Douglas passe nous prendre devant l’hôtel avec un nouveau quad, beaucoup plus gros que le dernier. Il nous prévient que ce trip va être beaucoup plus dur : « you like off-road ?! »
Nous nous arrêtons chez un de ses amis qui fait office de station service, à peine garés il débarque avec un pack de bouteilles d’eau remplies d’essence. Douglas en profite pour nous dévoiler la destination de la journée : Tatajuba. Situé à quarante-cinq minutes de Jericoacoara, c’est LE spot de kite-surf du pays, là où la mer est la plus plate et le vent le plus fort.

Sur la route qui mène à cette mecque, Douglas nous propose de nous arrêter à un petit lagon qui accueille les hippocampes selon les marées. Nous embarquons à bord d’une pirogue en bois et partons à la recherche de ces chevaux de mer.
Le silence y est incroyable, presque même hypnotisant ; seul le clapotis de l’eau sur la pagaie nous berce. Nous naviguons sur un canal qui rejoint la mer, nos yeux ne distinguent plus que deux couleurs : le bleu de la mer qui se mélange avec celui du ciel et le brun très clair, presque blanc du bois de la mangrove. Nous découvrons une faune diversifiée et très colorée ! Se cachent sous le dédale de branches de bois des petits crabes aux pattes rouge carmin, mais toujours aucune trace des hippocampes. Après trente minutes de recherche, nous rebroussons chemin, la marée n’était pas avec nous…

Nous reprenons le quad et voyons défiler sous nos yeux des dizaines de kilomètres de sable, sans rien autour. Le paysage est digne d’un décor de film, on imagine bien la scène palpitante en plein milieu de nul part avec un soleil tel, que tout est décoloré : le sable est blanc, le bois de la petite baraque au loin est blanc, même les rares plantes n’ont plus de couleur.
D’ailleurs, la vitesse et le vent permettent d’atténuer cette sensation de chaleur mais nous sentons les rayons taper littéralement sur la peau non protégée par des vêtements.

Il est midi, nous en profitons pour boire une petite caipirinha les pieds dans l’eau, piquer quelques têtes et nous voilà repartis direction la plus haute dune des environs. Le panorama est magnifique mais le vent souffle tellement fort que cela en devient insupportable, on se demande même si notre quad va réussir à grimper là-haut !

Sur le chemin du retour, Douglas nous emmène dans un petit lagon où un de ses amis tient une échoppe. Nous en profitons pour nous reposer un peu et regarder les cabrioles de Douglas en kite. Avant de reseller le quad,  nous nouons une écharpe en turban pour le retour car le vent souffle à plus de quarante cinq noeuds. Douglas fonce sur la plage, je me sers fort contre mon mari, il accélère et je ferme les yeux : j’ai l’impression de voler.

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Kite-Surf

Polaroid_ParacuruEtant au paradis des kite-surffers, nous ne pouvions pas partir d’ici sans avoir essayé !
Le 4×4/bus de l’école passe chercher tous les matins ses élèves à domicile. Nous faisons la rencontre de Louis, notre instructeur ; un jeune homme d’une vingtaine d’années, les cheveux blonds décolorés par le soleil et d’un calme incroyable. Arrivés sur le banc de sable, nous commençons les premiers apprentissages techniques avant de manier la voile. Nous découvrons l’étonnante simplicité de ce sport : un noeud tête d’alouette suffit pour attacher la voile à la barre, qui est d’ailleurs assez facile à manier. Après, il faut « juste » savoir prendre le vent !

Les premiers essais se feront assis, histoire d’apprendre à dompter la bête de 6m² (les voiles utilisées à Jeri sont beaucoup plus petites que celles en France = 12m², le vent étant tellement puissant !). Les premières sensations arrivent et c’est assez plaisant. C’est une espèce d’énorme cerf-volant gonflé d’air qui réagit à la moindre pression exercée sur la barre.
Les sensations se doublent pour moi, on dirait que la barre prend un malin plaisir à me faire décoller du sol… C’est d’ailleurs à ce moment que nous arrêterons toute collaboration !

Au fur et à mesure de la conversation, Louis nous confie avoir appris le kite à Saint-Jacut-de-la-Mer et que sa maman est professeur de yoga à Saint-Cast ! Comme quoi, le monde est vraiment petit même à des milliers de kilomètres. Sa vie est plutôt tranquille, il est venu ici pour faire du kite, est tombé amoureux de la ville et n’en est plus jamais reparti ! Il a trouvé ce petit boulot mais dès que la saison creuse arrivera, il fera sans doute une escale en France pour voir sa famille et repartira ensuite en Australie, pour continuer à arpenter les côtes avec le vent d’un autre continent.

Le spectacle qui se joue sur l’eau est très beau, toutes ces voiles de couleur qui dansent sur un fond bleu azur. Pas un nuage ne viendra ombrager ce ballet mais le soleil est un peu plus qu’au zénith, il est temps de rentrer.

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Le soleil, au zénith

Polaroid_le_pecheur_JericoacoaraUne semaine que nous sommes mariés et nous ne réalisons pas encore ! Il faut dire que nous ne sommes pas du tout connectés à la réalité en ce moment.
Jericoacoara est la destination parfaite pour notre voyage de noces cela nous ressemble vraiment, je ne pouvais rêver mieux, nous avons énormément de chance. C’est une ville simple et sauvage, y accéder se mérite ! Tout le monde respecte l’environnement et est reconnaissant envers ce paradis.

Nous nous renseignons sur la question immobilière, non pas pour acheter (500m² = R$400000) mais pour élucider le mystère car il y a forcément un couac ! Une ville au bord de mer, un soleil presque omniprésent, une population avec la main sur le coeur, pas de violence, des commerces plus mignons les uns que les autres… Mais où est le loup ?
Lors de l’aller, Roberto nous avait confié que notre hôtel est le plus beau de Jeri mais qu’il appartient à la mafia italienne (d’où le nombre impressionnant de restaurants italiens ici, ils ne mangent presque que des pizzas !) et qu’elle possédait quatre complexes sur la plage. Nous posons alors la question à Daniela…

L’Etat Brésilien est propriétaire de la plage de Jericoacoara, il établit des baux d’une durée de quatre-vingt dix-neuf ans d’utilisation ; les parcelles plus enfoncées dans les dunes s’achètent. Mais des multinationales se sont appropriées tout le front de mer il y a une vingtaine d’années. Cependant, une autre loi entre en jeu. Si par exemple un pêcheur prend possession d’une parcelle et si personne ne la réclame pendant une durée de dix ans alors, il devient le nouveau propriétaire du bail. S’en suit donc dans la région, des conflits entre les pêcheurs et les sbires de multinationales, brûlant les terres afin de les faire fuir.

Daniela a elle-même acheté un terrain à Tatajuba mais s’est déjà fait exproprier deux fois. Elle est obligée d’employer quelqu’un 24/24 pour garder les terres et faire face aux éventuelles menaces ; l’achat lui revient beaucoup plus cher que prévu car elle est obligée de les attaquer en justice.

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Chabadabada en quad

Roberto vient nous chercher à l’hôtel, il nous emmène chez lui pour prendre un quad et nous présenter Douglas, notre guide de la journée.
Nous allons longer la côte sur trente kilomètres pour partir à la découverte des lagons. Premier arrêt à Pedra Furada où d’immenses rochers se dressent entre la mer et le sable. C’est un décor digne d’un James Bond, les couleurs y sont magnifiques ; on se croirait aussi bien dans le désert que sur une île paradisiaque.

Nous continuons notre route un peu plus dans les terres jusqu’à atteindre le lagoa Azul, comme une oasis en plein milieu des dunes. Le silence est incroyable, il n’y a rien à part de l’eau turquoise et un pêcheur qui vend sous une paillote de l’eau et des cocos.
Direction le lagoa do Paraíso, il porte bien son nom car c’est vraiment le paradis !
Gravés sur une énorme arche de bois, nous découvrons que le paradis s’appelle l’Alchymist Beach Club. Un chemin fait de pierres blanches nous mène jusqu’aux paillotes de cocos, la carte postale devient réelle : rien à perte de vue que des hamacs qui se balancent doucement dans l’eau transparente ! Nous prenons notre temps, piquons quelques têtes dans cette eau transparente avant de reprendre le quad direction Preá. Douglas nous apprend à décompresser et à profiter de chaque instant : « If you want to stay aquí no problemo. Enjoy, have a swim, good caipirinha aquí » nous dit-il avec son accent portugais !

La route devient plus difficile, plus on approche de midi et plus le vent monte. En arrivant à Preá, la force atteint quarante noeuds ; cela devient fatiguant car le sable tourbillonne et nous fouette violemment. Les kite-surffers sont entrain de se préparer, visage blanc de crème et combinaison, ils sont dans les starting blocks ! Nous nous réfugions au Rancho de Peixe (le ranch des pêcheurs), un endroit que nous avait conseillé Roberto. L’endroit est splendide et la carte encore plus ! Que des produits frais, pêchés il y a quelques heures seulement… Mon mari craque pour un homard, étonnant !

Il est temps de reprendre le quad pour rejoindre Jeri, le retour est plus tranquille ; nous emmagasinons tous les paysages, les visages des gens que nous croisons, tout nous enrichi. Mais c’était trop beau pour être vrai jusqu’au bout ! Je sens que le quad devient plus chaud que d’habitude, il commence même à tousser… Serai-je en train de lui faire le coup de la panne ?! Coup de chance, un ami de Douglas passait par-là et nous dépose à l’hôtel.

La nuit tombe très vite ici (17h30), toute la ville s’illumine alors par le jeu de lumière des bougies, des feux de échoppes et des guirlandes qui tapissent la devanture des restaurants. Nous sommes surpris par le charme de tous les magasins : chaque boutique est typique, très soignée parfois même luxueuse. Devant les façades peintes de couleurs vives attendent leur propriétaire ; si jamais il est parti boire un coup une caipirinha, c’est le voisin qui gère la petite affaire.