Honeymoon, Visiter à la Maud

Tatajuba

Polaroid_Tatajuba_mangroveDix heures pétantes, Douglas passe nous prendre devant l’hôtel avec un nouveau quad, beaucoup plus gros que le dernier. Il nous prévient que ce trip va être beaucoup plus dur : « you like off-road ?! »
Nous nous arrêtons chez un de ses amis qui fait office de station service, à peine garés il débarque avec un pack de bouteilles d’eau remplies d’essence. Douglas en profite pour nous dévoiler la destination de la journée : Tatajuba. Situé à quarante-cinq minutes de Jericoacoara, c’est LE spot de kite-surf du pays, là où la mer est la plus plate et le vent le plus fort.

Sur la route qui mène à cette mecque, Douglas nous propose de nous arrêter à un petit lagon qui accueille les hippocampes selon les marées. Nous embarquons à bord d’une pirogue en bois et partons à la recherche de ces chevaux de mer.
Le silence y est incroyable, presque même hypnotisant ; seul le clapotis de l’eau sur la pagaie nous berce. Nous naviguons sur un canal qui rejoint la mer, nos yeux ne distinguent plus que deux couleurs : le bleu de la mer qui se mélange avec celui du ciel et le brun très clair, presque blanc du bois de la mangrove. Nous découvrons une faune diversifiée et très colorée ! Se cachent sous le dédale de branches de bois des petits crabes aux pattes rouge carmin, mais toujours aucune trace des hippocampes. Après trente minutes de recherche, nous rebroussons chemin, la marée n’était pas avec nous…

Nous reprenons le quad et voyons défiler sous nos yeux des dizaines de kilomètres de sable, sans rien autour. Le paysage est digne d’un décor de film, on imagine bien la scène palpitante en plein milieu de nul part avec un soleil tel, que tout est décoloré : le sable est blanc, le bois de la petite baraque au loin est blanc, même les rares plantes n’ont plus de couleur.
D’ailleurs, la vitesse et le vent permettent d’atténuer cette sensation de chaleur mais nous sentons les rayons taper littéralement sur la peau non protégée par des vêtements.

Il est midi, nous en profitons pour boire une petite caipirinha les pieds dans l’eau, piquer quelques têtes et nous voilà repartis direction la plus haute dune des environs. Le panorama est magnifique mais le vent souffle tellement fort que cela en devient insupportable, on se demande même si notre quad va réussir à grimper là-haut !

Sur le chemin du retour, Douglas nous emmène dans un petit lagon où un de ses amis tient une échoppe. Nous en profitons pour nous reposer un peu et regarder les cabrioles de Douglas en kite. Avant de reseller le quad,  nous nouons une écharpe en turban pour le retour car le vent souffle à plus de quarante cinq noeuds. Douglas fonce sur la plage, je me sers fort contre mon mari, il accélère et je ferme les yeux : j’ai l’impression de voler.

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